En savoir plus sur le risque Transport de matières dangereuses

Le phénomène

Une matière dangereuse est une substance qui, par ses propriétés physiques ou chimiques, ou par la nature des réactions qu’elle est susceptible de mettre en œuvre, peut présenter un danger grave pour l’homme, les biens et l’environnement.

Le Transport de matières dangereuses (RMD) se fait par voie routière (75 %), ferroviaire (17 %), aérienne, maritime (4 %) ainsi que par les réseaux de canalisation (oléoducs, gazoducs, 4%).

L’accident de TMD combine deux effets :

  • l’effet primaire, immédiatement ressenti (incendie, explosion, déversement)
  • les effets secondaires (propagation aérienne de vapeurs toxiques, pollution des eaux et des sols)

Les principales manifestations du risque TMD sont :

  • l’explosion : elle peut être occasionnée par un choc avec production d’étincelles, par échauffement d’une cuve de produit volatil ou comprimé, par le mélange de plusieurs produits
  • l’incendie : il peut être causé par l’échauffement anormal d’un organe du véhicule, un choc contre un obstacle, par l’inflammation accidentelle d’une fuite
  • le nuage toxique : il peut être dû à une fuite de produit toxique ou au résultat d’une combustion qui se propage à distance du lieu d’accident
  • la pollution de l’atmosphère, de l’eau et du sol : elle a les mêmes causes que le nuage toxique. L’eau est le milieu le plus vulnérable. Elle propage la pollution sur de grandes surfaces.

La carte permet de représenter les axes les plus fréquentés par les poids-lourds dans le département, ce qui ne les limite pas aux seuls TMD. Si la fréquentation d’un axe est un des critères du risque, il n’est pas le seul. Ainsi, le fait qu’un axe soit très fréquenté par les poids-lourds n’induit pas systématiquement que le risque est plus élevé.

 

Source : Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire

 

Le Loiret : un carrefour

Le Loiret, situé aux portes de la région parisienne et au cœur d’axes de circulation importants, représente un passage obligé du transit national et international. Le Loiret est donc particulièrement soumis à ce risque.

L’évaluation du transport de matières dangereuses est rendue difficile par la diversité des dangers, la diversité des lieux d’accident, la diversité des causes. Tout comme le risque industriel, les enjeux sont humains (risque de victimes), économiques (blocage de route ou de voie ferrée par exemple) et environnementaux (fuite et écoulement de produits par exemple). De plus, les consignes sont souvent méconnues.

 

Canalisations de gaz et d’hydrocarbures

Le Loiret est traversé par 440 km de canalisations de transport de gaz auxquelles s’ajoutent les canalisations de distribution jusqu’à l’abonné. Le département est aussi concerné par 150 km de canalisations de transport d’hydrocarbures liquides.

Au total 112 communes sont traversées par une canalisation de transport et 2 communes, bien que non traversées, sont susceptibles d’être impactées en cas d’accident. Les exploitants de ces ouvrages ont fourni des études de sécurité qui ont permis d’établir les distances de sécurité obligatoires et de prendre des arrêtés de servitude d’utilité publique restreignant l’ouverture des établissements recevant du public de plus de 100 personnes et les immeubles de grande hauteur.

Par ailleurs, le nombre important d’accrochages de canalisations lors de travaux à proximité du réseau de distribution de gaz doit inciter à plus de vigilance en particulier par le biais de la déclaration d’intention de commencement de travaux.

 

Le cas particulier du transport de matières radioactives

Le transport de matière radioactive fait l’objet d’une réglementation très stricte, qu’elle soit nationale ou internationale.

Cette réglementation comporte deux objectifs distincts :

  • la sécurité, qui consiste à empêcher les pertes, vols, disparitions et détournements (matières utilisables pour des armes)
  • la sûreté, qui consiste à maîtriser les risques d’irradiation et de contamination.

Lors d’un TMR, on parle de « colis ». Ce terme désigne l’emballage avec son contenu radioactif tel qu’il est présenté pour le transport et prend en compte l’activité de la source transportée. A chaque type de colis correspondent des exigences de sûreté ainsi que des critères de réussite à des épreuves visant à prouver la capacité de l’emballage à résister aux conditions normales ou accidentelles de transport.

Selon le type de colis, on procède à des tests différents : exposition à un orage violent, chute sur une surface indéformable, compression, incendie…

Le transport de matière radioactive peut se faire par route, voie ferrée, voie maritime ou aérienne. Chacun de ces transports fait l’objet d’une réglementation appropriée.

Le chemin de fer est reconnu comme un moyen très sûr pour les convois de fort gabarit.

Quelques 940 000 colis de matières radioactives à usage civile sont transportés chaque année en France, représentant environ 615 000 transports. La grande majorité de ces transports concerne des matières radioactives utilisées dans le domaine médical, pharmaceutique, industriel ou immobilier. Les transports de matières radioactives liées au cycle de combustible nucléaire ne représentent en effet que 15% des transports.

Depuis le 1er octobre 1999, les incidents et accidents sont recensés et classés selon l’échelle INES (échelle internationale de classification des événements nucléaires).

 

Source : DDRM 2018 – Préfecture du Loiret