Chantier de la Motte Sanguin rue Solferino à Orléans -  ©archives départementales

28 février 2010 : La tempête Xynthia

Une violente tempête venant de l’ouest frappe une grande partie de la France et fait plusieurs dizaines de morts notamment en Vendée. Dans le Loiret les dégâts sont considérables
28/02/2010

Très tôt le matin du 28 février 2010, la tempête Xynthia s’abat sur l’ensemble du département. Des rafales de vent jusqu’à 140 km/h soufflent pendant plus d’une heure. Cette tempête ne fait aucune victime dans le département, seuls des blessés légers sont à déplorer.

Cependant, d’innombrables dégâts matériels sont révélés lorsque le jour se lève. A 9h du matin, 45 000 foyers sont privés d’électricité en raison de chutes d’arbres sur les lignes électriques. L’alimentation en eau potable est rendue difficile par endroits, du fait de la rupture d’alimentation électrique des pompes au niveau des captages. 70 agents ERDF sont dépêchés dans le Loiret dans la journée pour réalimenter la population.

Plusieurs maisons de retraite sont victimes de pannes de courant. Les résidents les plus fragiles sont admis à l’hôpital, tandis qu’à Châteauneuf-sur-Loire la mairie et la gendarmerie fournissent un groupe électrogène pour le chauffage et l’eau chaude.

Durant cette journée du 28 février, les pompiers interviennent plus d’un millier de fois. Dans les rues, le sol est couvert de débris et de branches d’arbres, des dizaines de véhicules sont endommagés voire détruits, de nombreux arbres sont couchés en travers des routes. Beaucoup de toitures sont endommagées : les tuiles et les couvertures en tôle s’envolent, et certaines cheminées s’effondrent et transpercent les toits.

A Fleury-les-Aubrais, un chêne s’écroule sur le toit du centre hospitalier Daumezon ce qui oblige une partie des résidents à évacuer. A Ingré, un trou béant se forme dans l’église en cours de réfection. A Orléans, un des plus vieux chênes du parc Pasteur est déraciné par la violence des rafales. Au total, 81 arbres tombent à Orléans dont 14 au parc floral et 27 sur la voie publique.

A Bucy-Saint-Liphard, les déchets stockés sur le centre d’enfouissement sont emportés par la tempête et viennent s’échouer dans la forêt. Les déchets échappent aux filets et aux grillages de protection détruits par la tempête, les matières plastique, papiers et autres déchets légers envahissent les ravins et les arbres, laissant un spectacle de désolation. Il faudra une semaine pour nettoyer les alentours du site.

Sources :

La République du Centre du 1er au 4 mars 2010

PINAULT Karine, Les catastrophes météo dans le Loiret, 2010, Paris, Archives & Culture.